L’Initiative "4 pour 1000" en quelques mots

L’initiative internationale "4 pour 1000", lancée par la France le 1er décembre 2015 lors de la COP 21, consiste à fédérer tous les acteurs volontaires du public et du privé (États, collectivités, entreprises, organisations professionnelles, ONG, établissements de la recherche,…) dans le cadre du Plan d'action Lima-Paris.

En s’appuyant sur de solides bases scientifiques et des actions concrètes sur le terrain, l’initiative "4 pour 1000" montre que l’agriculture, et en particulier les sols agricoles, peuvent jouer un rôle crucial pour la sécurité alimentaire et le changement climatique.

La forte valeur ajoutée de l’Initiative "4 pour 1000"

L’initiative "4 pour 1000" doit permettre de développer des actions concrètes sur le terrain qui bénéficient aux agriculteurs et éleveurs, premiers concernés par la dégradation des terres, et plus largement à l'ensemble de la population mondiale.

Il s’agit d’une initiative multi-partenariale construite autour de deux grands volets d’actions :

  1. Un programme d'actions multi-acteurs, étatiques et non-étatiques, pour une meilleure gestion du carbone des sols afin de lutter contre la pauvreté et l'insécurité alimentaire, tout en contribuant à l'adaptation au changement climatique et à l'atténuation des émissions
  2. Un programme international de recherche et de coopération scientifique

La gouvernance de l’Initiative "4 pour 1000"

L’Initiative internationale "4 pour 1000"a été lancé le 1er décembre 2015 par Stéphane Le Foll, alors Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, à l’occasion de la COP21 qui s’est tenue à Paris.

Agriculteurs, acteurs économiques, collectivités territoriales et Etats se sont alors mobilisés auprès des chercheurs autour de cette initiative inscrite à l’agenda des solutions lors de la COP21 à Paris.

Le succès du "4 pour 1000" s’est confirmé à la COP22 : rassembler société civile, pays, fonds et organisations internationales autour d’une table était une gageure. En rassembler 200 autour de la question des sols et de l’agriculture, une victoire !

On en parle sur : http://agriculture.gouv.fr/le-succes-du-4-pour-1000-la-cop22

La gouvernance de l'initiative "4 pour 1000" a été lancée à Marrakech et marque un engagement fort des partenaires ! 

Lors de la COP22, 80 des 200 signataires ont souhaité faire partie du consortium, afin de prendre collectivement les décisions notamment sur les orientations, les objectifs du programme de travail, le budget et définir les indicateurs de suivi et d'évaluation des projets.

Aujourd’hui, ce sont 110 organisations partenaires (structures à but non lucratif ni commercial) qui ont rejoint le Consortium et participent ainsi à la prise de décision.

S’engager pour l’initiative "4 pour 1000"

Les bailleurs de fonds et les fondations privées s'engagent notamment à :

  • Se fixer un objectif ambitieux en matière de soutien à des projets de développement facilitant la diffusion et la mise en œuvre de pratiques agricoles permettant d’augmenter et de stabiliser le taux de matière organique dans le sol et de préserver les sols agricoles de la dégradation
  • Financer des projets de formations et de sensibilisation, de recherche et de développement ou la mise en place de systèmes de suivi du carbone des sols
  • Appuyer au développement d'outils permettant d'estimer l'impact des projets de développement agricole en matière d'impact sur le carbone des sols.
  • Aider  l'agriculture et la foresterie comme secteurs contribuant à la lutte contre le changement climatique
  • Lutter contre la dégradation des terres tout en ayant un impact positif sur la sécurité alimentaire. Stocker du carbone dans les sols c'est lutter contre le changement climatique, accroître leur fertilité, leur capacité de rétention d'eau et donc potentiellement les rendements, réduire leur sensibilité à l'érosion, c'est permettre à des familles rurales, des agriculteurs, de mieux vivre de leur travail de la terre, de mieux en tirer profit en restant sédentaire, et donc de limiter les flux migratoires
  • Inscrire les politiques publiques d'accompagnement du stockage du carbone dans les sols dans la durée, au-delà de la pratique habituelle d'un plan quinquennal, en retenant une autre échelle temporelle (demi-siècle ou siècle par exemple)
  • Investir pour l'avenir en soutenant des pratiques, des projets, et des politiques favorisant le stockage du carbone dans les sols avec des objectifs multiples "gagnant-gagnant-gagnant"
  • Travailler à l'ouverture des marchés du carbone à de nouveaux secteurs comme l'agriculture et l'agroforesterie
  • Identifier des pratiques, des projets et des politiques à la recherche de financements entrant dans le cadre des objectifs des bailleurs de fonds (banques de développement, fondations, etc.)

 

Concrètement, comment faire pour s’engager ?

Suivez le lien ici :

Ils se sont déjà engagés !